Le droit de grève est désormais restreint dans les secteurs du transport, de l’hydrocarbure, de l’aéroportuaire et autres en république du Bénin. Ceci, conformément à la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin, telle que modifiée et complétée par la loi n° 2018-34 du 05 octobre 2018.

Cette loi examinée et adoptée a été votée par les députés de la 8e législature ce mardi 11 octobre 2022. D’après le gouvernement, les secteurs d’activités portuaires et aéroportuaires ainsi que ceux de l’eau, des hydrocarbures, ferroviaires et fluviaux, étant des secteurs considérés comme « vitaux », devraient, au lieu d’exercer le droit grève, être en mobilisation permanente, surtout dans le contexte sécuritaire actuel.

Par ailleurs, l’article 14 nouveau, prévoit que : « les personnels de la fonction publique et les agents des établissements publics, semi-publics ou privés à caractère essentiel à qui la loi n’a pas interdit la grève et dont la cessation totale de travail porterait de graves préjudices à la paix, la sécurité, la justice, la santé de la population ou aux finances publiques de l’État, sont tenus d’assurer un service minimum en cas de grève. Sont considérés comme tels, les magistrats, les agents des services judiciaires et pénitentiaires et agents de l’État en service dans les juridictions, les régies financières de l’État, et des télécommunications, exception faite des radios et des télévisions privées ».  À noter que « la violation de l’interdiction de grève est punie d’une peine d’amende de un à cinq millions FCFA et d’un emprisonnement de deux à trois ans ».

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