Projet baochain: Le baobab en pleine revalorisation au Bénin

Projet baochain: Le baobab en pleine revalorisation au Bénin

Marcus KOUDJENOUMÈ
Rédacteur à DB MEDIAS | Plus de publications
Les 25 et 26 février 2021 dans la commune de Natitingou s’est déroulé l’atelier de restitution et de formation des acteurs des chaines de valeurs des produits de baobab. Une initiative entrant dans le cadre du projet BaoChain.
Remarquable par sa longévité, sa taille et ses nombreuses vertus, le baobab Africain demeure l’une des espèces les plus menacées au Bénin. Seulement 412.000 individus sont dénombrés sur le territoire. Cette situation préoccupante était au cœur de l’atelier de partage et de formation des acteurs de la chaîne de valeurs des produits de baobab organisé par le projet BaoChain/CARP+. « La domestication du baobab est devenue urgente. Plusieurs recherches ont été menées pour accélérer ce processus, toutefois, plusieurs aspects sont toujours non élucidés. Or, aujourd’hui le marché local et mondial est florissant autour des produits du baobab. Il devient impératif de structurer et améliorer ses chaînes de valeur qui ont été jusqu’ici ignorées dans l’agenda national », a déclaré le Professeur Achille Assogbadjo, Coordonnateur du Projet.
L’enjeu de ce projet financé par RUFORUM est donc d’aboutir à des chaînes de valeur compétitives pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin. Et pour y arriver, le Laboratoire d’Ecologie Appliquée (LEA), le Laboratoire de Biomathématiques et d’Estimations Forestières (LABEF), le Laboratoire des Sciences Alimentaires (LSA), la Fondation de l’UAC, et deux lycées techniques agricoles (Sékou et Natitingou) ont été mis à contribution. Au nombre des techniques dévoilées à cet atelier, celle du greffage a retenu l’attention de beaucoup d’acteurs.  « En cinq ans, c’est possible de commencer par récolter des fruits de baobab, au lieu de 20 ans ou plus. Sur un même pied, vous pouvez appliquer plusieurs greffons.
Par exemple, si vous identifiez trois arbres qui présentent de très bonnes caractéristiques, vous pouvez les reproduire sur un même individu. C’est magique. Le reste des expériences va se poursuivre », a expliqué Dr Valère Salako, chercheur au LABEF.  Des démonstrations pratiques ont été faites au lycée agricole de Natitingou. En procédant à l’ouverture de l’atelier, Honorat Bossou, Représentant du Directeur Départemental de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle a mis l’accent sur les atouts du développement de la filière baobab pour l’économie nationale.

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