Ahsovic/Juste un mot « AIDER »
Two man show de Baba Femelle

Au cœur d’une annonce cruciale le dimanche 10 décembre 2023 à l’issue du sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Abuja voit la confirmation du maintien des sanctions orchestrées depuis plus de quatre mois contre le Niger. Des chefs d’État, réunis dans la capitale nigériane, ont réaffirmé leur position intransigeante envers la junte militaire, soulignant que la situation actuelle ne justifie pas l’acceptation de cette dernière au sein de la communauté régionale. Dans une démonstration symbolique de cette désapprobation, c’est le Premier ministre du président renversé, Mohamed Bazoum, qui a représenté le Niger lors du sommet.

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Cette démarche a clairement pour objectif de souligner que la junte nigérienne n’est pas reconnue par les organes de la Cédéao. Les sanctions à l’encontre des militaires de Niamey demeurent en vigueur, et la rencontre a réitéré la demande pressante de libération immédiate du président déchu Mohamed Bazoum et de sa famille, ainsi que des anciens dignitaires actuellement détenus. Lors des discussions à huis clos, le représentant de la Côte d’Ivoire a insisté sur la nécessité de la libération du président Bazoum avant d’entamer toute négociation. De manière inattendue, un ministre béninois a suggéré de reconsidérer les exigences si le président Bazoum était libéré sur place, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle redéfinition des relations avec la junte. Le président nigérien Bola Tinobu, initialement opposé au coup d’État, a surpris en affirmant que les militaires nigériens pouvaient garder le pouvoir pour un délai raisonnable, tout en insistant sur la libération de Bazoum.


Diane ATEKPO

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