Lieux de tolérance interdits aux mineurs du Couffo: Une mesure à élargir aux autres départements

Lieux de tolérance interdits aux mineurs du Couffo: Une mesure à élargir aux autres départements

  • Société
  • septembre 30, 2021
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Db Medias
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Les enfants mineurs n’ont plus droit aux chambres de passages, aux hôtels, aux buvettes, aux boîtes de nuit sans l’accompagnement de leurs parents ou tuteurs dans le département du  Couffo. C’est la nouvelle trouvaille du Préfet Christophe Mègbédji à travers un arrêté en date du 20 septembre 2021 pour limiter les cas de déviances sexuelles sur son territoire. Ainsi en cas de doute sur l’âge du mineur ou sur les liens de parenté avec l’accompagnant, des pièces d’identité et ou acte de naissance devront exigée par les tenanciers de ces lieux de tolérance. Il  faut être prudent quand le danger est permanent. Cette assertion trouve tout son sens dans la décision du Préfet du Couffo. En effet, l’arrêté N°6/026/PDC/SG/STCCD/SAG/SA/002SGG21 portant interdiction de fréquentation des lieux de tolérance par les mineurs dans le département du Couffo en date du 20 septembre 2021 pris par le préfet du Mègbédji vise la préservation de la vie humaine en général et celle des mineures en particulier.

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La nouvelle donne qui vient interdire, faut-il le rappeler  officiellement la fréquentation du service d’alcool et la vente de tout autre produit excitant aux mineurs règle ainsi un problème.  À l’analyse des faits, l’on parvient à l’une des conclusions selon laquelle, la fréquentation des lieux de tolérance hypothèque dangereusement l’avenir des jeunes filles au Bénin compte tenu de l’insécurité et de la dépravation des mœurs qui y règnent. C’est certainement fort conscient de la gravité de  cet état de choses que le préfet du Couffo Christophe Houinsou Mègbédji a pris une telle décision. Ainsi, ces enfants pourront être à l’abri des  abus sexuels qui sont sources de grossesse précoce, de maladies sexuellement transmissibles, de mauvaises performances scolaires et de déscolarisation. Au vu des récents cas de viols sur mineures enregistrés à Abomey-Calavi et à Cotonou, il serait intéressant d’élargir cette mesure dans les autres départements du Bénin pour protéger ces âmes innocentes.

 

Si le département du Couffo a pu le faire, pourquoi pas les autres ?

 

Un tour dans les buvettes, les boîtes de nuit, les hôtels et les auberges dans les villes de Cotonou, Abomey- Calavi et autres, le constat est triste et amer ! Les filles mineures à moitié nues exposées à toutes sortes d’activités malsaines sans aucun contrôle. Cette vie de  » débauche » n’est pas sans conséquences négatives sur la vie, la santé et l’avenir de ces mineures. Déjà,  les cas de viols se multiplient, les grossesses non désirées se font de plus en plus présentes et engendrent bien souvent des avortements. La consommation des stupéfiants qui a d’énormes conséquences sur la santé humaine  s’ajoute hypothéquant ainsi  l’éducation. Il serait bien que cette mesure soit élargie aux autres départements pour qu’un contrôle rigoureux soit fait à l’endroit des mineures. Les préfets des autres départements pourraient emboîter les pas à leur collègue du Couffo. Cela participerait à coup sûr à la diminution des cas de viols, de grossesses non désirées et les autres vices du même acabit.

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L’arrêté préfectoral de Christophe Mègbédji en date du 20 septembre 2021 pour limiter les cas de déviances sexuelles sur son territoire n’est pas tombé ex nihilo. Il trouve son fondement à travers plusieurs textes et lois visant la préservation de la dignité des femmes ou des jeunes filles. Il s’agit entre autre de la loi n°2006-5 du 5 septembre 2006 portant répression du harcèlement sexuel et protection des victimes en République du Bénin, de loi n°2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes, de la loi n°2015-8 du 8 décembre 2015 portant code de l’enfant en République du Bénin, la loi n°2018-16 du 28 décembre 2018 portant code pénal en République du Bénin puis suivant les recommandations issues de l’évaluation du plan d’actions « Zéro grossesse en milieu scolaire et d’apprentissage » (ZeGroMiSA) en date du 25 mai 2021.

 

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