Le paysage politique français a été secoué par la récente condamnation de Marine Le Pen, cheffe de file de l’extrême droite. Cette décision de justice, rendue ce lundi 31 mars 2025, dans le cadre du procès sur les assistants parlementaires européens du RN pourrait avoir des répercussions significatives sur l’avenir du parti.
Condamné à cinq ans d’inéligibilité, Marine Le Pen écope également de quatre ans de prison, dont deux fermes, aménageables avec un bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros. Ce jugement l’empêche donc de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Selon le procureur général Rémy Heitz, cette décision n’est pas le résultat d’une manœuvre politique, mais bien d’un processus judiciaire rigoureux. « La justice n’est pas politique », a affirmé Heitz, soulignant que cette condamnation a été rendue par des juges « indépendants et impartiaux ». Les critiques de Le Pen, qui a qualifié cette décision de « politique », ont été jugées « totalement excessives » par le haut magistrat. Ce dernier a insisté sur le fait que le procès, qui a duré deux mois, a été équitable et conforme à la loi.
Mais cette décision ne se limite pas à la seule personne de Marine Le Pen. Vingt-trois autres individus, ainsi que le parti Front National, devenu Rassemblement National (RN), ont également été condamnés dans cette affaire de détournement de fonds publics, s’élevant à un montant total de 4,4 millions d’euros. Un coup dur pour un parti qui aspire à prendre le pouvoir. La situation est d’autant plus préoccupante que la présidente du tribunal ayant rendu la décision a dû être placée sous protection en raison de menaces reçues. Un signe inquiétant des tensions qui entourent cette affaire et de l’atmosphère volatile qui règne autour de l’extrême droite en France.
Pour l’heure un éventuel procès en appel avant la présidentielle de 2027 est envisageable selon le procureur général Rémy Heitz
Diane ATEKPO